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 Retrouvailles inatendues → Saphyr

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Lorenz R. Quartz

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MessageSujet: Retrouvailles inatendues → Saphyr   Ven 17 Avr - 17:49



    Il était aux alentours de vingt-deux heures ce soir là. Lorenz avait passé une affreuse journée. Quoi qu'il ne s'était rien passé de bien extraordinaire, il était habitué aux cours du vendredi, et bien qu'il ne les aimaient pas tous, il avait appris à prendre son mal en patience. Seulement, le midi, à la cafétéria, il avait entendu des filles parler d'une certaine Saphyr. Étaient-elles entrain de parler de sa Saphyr ? Il s'était retourné vers les deux demoiselles en question. Il avait dû passer pour un parfait crétin, il en avait bien conscience, mais il s'en foutait royalement. Oui, j'ai bien dit royalement. Déjà qu'il n'est pas du genre à se préoccuper de ce que l'on pense de lui, mais là, il s'agissait de Saphyr quand même ! La plus garce des deux jeunes femmes lui avait répondu sur un ton arrogant qu'il s'agissait de Saphyr Rehylde, et avait ajouté à cela qu'elle était connue pour participer à tout un tas d'orgies toutes plus malsaines les unes que les autres, mais que comme elle était constamment sous l'emprise de la drogue elle ne s'en rendait même pas compte, et qu'en plus d'avoir chopé une MST elle était très certainement en cloque. Elle lui avait conseillé (bien qu'il ne l'écoutait plus) d'écouter plus souvent la radio s'il voulait être au courant des derniers potins.
    Son sang n'avait fait qu'un tour, Lorenz n'avait pas pris la peine de débarrasser son plateau, il était parti, le plus vite possible. Saphyr Rehylde. Sa Saphyr se trouvait dans le même établissement que lui. Ils ne s'étaient pas revus depuis de nombreuses années, il lui en avait toujours voulu d'être partie sans donner aucun signe de vie par la suite, il avait décidé de tirer un trait sur cette partie de sa vie, et voilà qu'elle refaisait surface. Il avait séché les cours de l'après-midi, préférant fuir toute rumeur possible au sujet de celle qu'il avait longtemps considérée comme sa soeur.

    Le soir, il avait décidé de faire le tour des boîtes et des bars de la ville. Après tout, si elle passait son temps à se droguer, il n'y avait aucun meilleur endroit que ceux-là pour la trouver. Il avait commencé par le WWN, la boîte de nuit branchée du coin, réputée pour ses trafics de drogue, pas si discrets que ça. Il s'était assis au bar, avait commandé de quoi boire, s'il ne la trouvait pas il pourrait au moins profiter de s'enivrer. L'alcool était le point faible du jeune homme. Il n'affichait pourtant pas souvent ses peines, mais celle-ci était bien trop forte pour qu'il puisse la contenir. Saphyr était entrain de foutre sa vie en l'air. Il ne savait même pas s'il parviendrait à la reconnaître, il était fort possible qu'elle ait beaucoup changé...


Dernière édition par Lorenz R. Quartz le Ven 17 Avr - 20:42, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Retrouvailles inatendues → Saphyr   Ven 17 Avr - 19:02

la vie est une pute, alors baise-la. Cette p*tain de vie ne m'avait jamais réellement réussi. D'abord : mon frère et mon père. Ces enfoirés de premières. Même s'ils ont été condamnés pour ce qu'ils ont osé me faire, jamais je ne pourrais tirer un trait là dessus. Tout du moins, je m'y suis toujours efforcée, ne sachant pas si j'y arrivais ou non. Je tentais d'oublier tout cela en buvant, et en fumant, et généralement, cela fonctionnait. En même temps, je n'étais pas dans mon état normal, surtout quand j'excédais beaucoup trop dans le domaine de l'alcool et du spliff bien roulé et chargé. Très peu de personnes peuvent se vanter de savoir parfaitement les rouler. Il faut simplement prendre son mal en patience, et heureusement que j'y arrive aisément, car la patience n'est certainement pas mon fort. Ensuite : la vie. Qu'ai-je fait de ma vie ? Que ferai-je de ma vie plus tard, une fois mes études terminées ? Tant de questions sans réponse qui résonnaient dans mon esprit, mais des questions auxquelles je ne cherchais pas forcément de réponses correctes, puisque je savais déjà que je me détruisais de l'intérieur, à petit feu. Ma vie n'était qu'un ensemble de miettes qu'il faudra ramasser un jour, jour où je décèderais. D'ailleurs, en parlant de foutre ma vie en l'air, ce soir, j'avais bien décidé de continuer sur ma lancée, bien qu'un être minuscule se blottissait dans mon utérus... Beurk. Ecoeurant, n'est-ce pas ? Je suis bien d'accord. Je suis donc sortie de chez moi, et à en juger la noirceur qui commençait à tomber sur la ville, j'en jugeai qu'il devait être aux alentours de vingt-deux heures. Avant de partir, je m'étais roulé deux bons spliffs, des bien chargés, de quoi passer une bonne soirée dans le lit de quelqu'un. Homme ou femme, peu m'importait.. Au point où j'en étais après tout, je n'avais rien à perdre. Plus rien du tout. J'étais partie me poser dans te terrain vague, là où j'étais sûre d'être seule, puisque ce n'était pas l'endroit qu'il était recommandé de fréquenter, encore moins de nuit. Un joint... Deux joints... Ma tête commença à me tourner légèrement, et tout devint plus clair. Machinalement, je me dirigeai vers le World Wide Night, autrement dit le WWN, où la soirée s'annonçait chaude de chez chaude. A force de me voir, le videur me claqua une bise sur la joue et me prit dans ses bras, comme sa propre fille ... Gênée par tant d'embrassades, je me dégageai rapidement de lui, et entrai dans le WWN. Mon univers... Ma vie. Furtivement, je me dirigeai vers le bar. A ma droite se trouvait un jeune d'une splendeur telle que l'on croirait qu'il avait été créé par les anges. Je détournais vite mon regard, et hélai le serveur.
    SAPHYR ; SALUT WALTER.
    LE SERVEUR ; HEY; SALUT SAPHYR. ALORS, C'EST TA SORTIE QUOTIDIENNE ? VOILA QUELQUES JOURS QUE JE NE T'AI PAS APERÇUE ICI.
    SAPHYR ; OUAIS, T'AS TOUT COMPRIS BABE. EUH; DISONS QUE J'AVAIS QUELQUES PROBLÈMES A RÉGLER. DES TRUCS DE... FAMILLE.
    LE SERVEUR ; JE VOIS. ALORS QU'EST-CE QUE JE TE SERS, DARLING ?
    SAPHYR ; COMME D'HABITUDE J'AURAIS ENVIE DE DIRE. UN COSMOPOLITAIN DONC. MAIS GARDE MOI UN PEU DE GET 27 & DE VODKA PURE DANS UN COIN ... COMME D'HAB EN FAIT HUH ?
l'alcool tue lentement. on s'en fout. on n'est pas pressés...
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Lorenz R. Quartz

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MessageSujet: Re: Retrouvailles inatendues → Saphyr   Ven 17 Avr - 21:02

    La salle se remplissait petit à petit, bien qu'elle était loin d'être vide quand Lorenz était arrivé. La plupart des gens étaient venus en couple, ou entre amis, ils semblaient tous s'être donnés rendez-vous pour passer une bonne soirée. Lorenz repéra quelques visages connus, des camarades de classe, ou bien des gens qu'il croisait dix fois par jour dans les couloirs. Il ne leur prêtait aucune attention, il n'était pas venu là pour s'amuser, simplement pour retrouver Saphyr, ou bien tout simplement pour se bourrer la gueule comme il savait si bien le faire. Et pour ça, croyez-moi, il n'avait nullement besoin d'être accompagné. Il ne repartirai pas seul, il embarquerait la première gourde suffisamment défoncée pour le suivre chez lui sans poser de questions, la première qui accepterai de passer la nuit avec lui sans chercher à le revoir. Les filles se bousculeraient au portillon, il était si séduisant qu'il n'avait aucun soucis à se faire de ce côté là. D'ailleurs, depuis qu'il était arrivé (soit depuis le début de l'année scolaire), il avait couché avec bien plus de filles qu'il n'aurait pu le faire à Chicago depuis qu'il y habitait. Ici, il était venu seul, sa mère n'était pas là pour surveiller ses fréquentations, et c'était une très bonne chose. Il pouvait alors passer la nuit avec une voir deux filles, chose qui lui était déjà arrivé, sans avoir de compte à rendre à personne. C'est ce qu'il appelait la belle vie. Il ne voulait pas d'histoire sérieuse, pas pour le moment en tout cas.

    Voilà une bonne demi-heure qu'il s'était installé au bar, il en était à son deuxième verre. Il résistait plutôt bien à l'alcool, c'était une chance. Il repensait à Saphyr. Il était vrai qu'il était venu dans cette ville dans le but de la retrouver, se souvenant que la mère de son amie avait des origines mexicaines, mais il n'arrivait pas à se faire à l'idée qu'il ne s'était pas trompé, qu'il allait la revoir. C'était fou quand même, voilà presque dix ans qu'il n'avait plus de nouvelles, il ne savait même pas quoi lui dire. Bien entendu, il commencerait par la couvrir de reproches, il ne pourrait refouler son côté protecteur. Peut être qu'elle refuserait de lui parler, elle avait ses raisons d'être partie, de ne pas l'avoir recontacté, et il ne lui demanderait pas de se justifier, elle était libre après tout. Il n'était pas convaincu de la retrouver ici, il y avait une chance sur il ne sait pas combien qu'elle se décide à pointer le bout de son nez dans cet établissement. Et pourtant, une silhouette féminine assise à l'autre bout du bar attira son attention. Aucun doute, c'était bien elle. Elle avait changé, elle avait pris dix ans dans la face comme on dirait, mais elle avait gardé ses petits airs enfantins. Il hésitait à aller la rejoindre, il n'était plus aussi sûr de lui à présent. Il héla le serveur d'un geste de la main.

    LORENZ : « Je reprend la même chose. »

    Il désigna son verre vide de son autre main, ne quittant pas Saphyr des yeux. Elle avait l'air dans un sale état, les yeux rouges et fatigués. Il s'approcha d'elle, d'un pas incertains.

    LORENZ : « Je ne sais pas à quoi je m'attendais en venant te chercher ici ; certainement pas à ça en tout cas. »

    Il lui jeta un regard méprisant. Il aurait été heureux de la retrouver, dans d'autres circonstances. Là, il se sentait mal, très mal. Il avait une boule dans la gorge, son cœur était noué. Elle était bel et bien entrain de foutre sa vie en l'air, de la bousiller à feu doux, et il ne pouvait malheureusement rien faire pour elle... pour l'instant.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles inatendues → Saphyr   Dim 26 Avr - 2:40

l'alcool tue lentement. on s'en fout. on n'est pas pressés... Assise au comptoir, mon Cosmo entre les mains, je le sirotai tandis que je regardais les gens autour de moi. Tenez, regardez par exemple sur la piste tout au bout. Il se croit beau, il essaie de danser comme un de ses danseurs professionnels, mais franchement, niveau beauté, il ne vaut pas un clou. 'Fin bon, peut-être qu'à la fin de la soirée, je finirais dans son lit, qui sait. Quand je bois de trop, je sais pas ce qu'il m'arrive, mais je couche avec le premier venu... Ou la première en l'occurrence, comme la nuit dernière. OMG; elle était ... comment dire ... magnifique, surtout au lit. Elle savait instinctivement ce qui me plaisait, et franchement, ça fait du bien de coucher avec quelqu'un qui semble connaître le moindre de vos désirs... C'est vraiment un sentiment merveilleux je dois dire. Et regardez cet autre jeune homme là, assis au comptoir, avalant sa téquila frappée d'une traite. je ne sais pas ce qui peut lui passer par la tête, mais il ne semble pas franchement bien dans ses pompes, c'est tout ce que je pouvais dire... Ah bah non ... C'était Lorenz. Celui qui était mon frère de cœur, mon mari comme je m'amusais à l'appeler. En même temps, nous étions nés le même jour, au même endroit, au même moment, approximativement parlant. Il était mon âme sœur, âme sœur que j'ai abandonnée il y a deux quand quand j'ai décidé de quitter Greenwich une fois le procès achevé. Tout cela avait été trop éprouvant pour moi... Vraiment trop. Je ne pouvais pas rester dans cette ville sans revoir les moments horribles que j'ai pu vivre avec mon frère et mon père ... De loin, je l'observais : il n'avait pas changé d'un pouce, si ce n'est qu'il avait pris quelques centimètres pendant deux ans. Déjà qu'il était bien grand, maintenant, il devait faire une tête de plus que moi, si pas plus disons. Il se redressa, et héla le serveur comme je l'avais fait quelques minutes auparavant, tout en désignant son verre.
    « Je reprend la même chose.. »
    « Une téquila frappée Lory ? Rien de tel pour se bourrer vite fait la gueule. Crois moi. j'ai déjà testé des milliers de fois, et à chaque fois, j'ai fini dans le lit de quelqu'un. Mais après tout, on s'en fout n'est-ce pas ? »
Son regard était posé sur moi, et cela me mettait tellement mal à l'aise que j'en avais l'impression de transpirer. Pourtant, je n'étais pas habillée particulièrement chaudement : une mini-jupe en cuire avec des bas résilles, et un top d'une couleur chair. Le top avec le décolleté plongeant, s'il vous plaît. Croyez moi, il n'y a rien de tel pour mettre tous les garçons à vos pieds... Mais apparemment, Lorenz ne semblait pas faire partie de "tous les garçons". Il me lançait un drôle de regard, le genre de regard qu'on aimerait tous éviter. Même moi. Mais bon, puisqu'il veut jouer à ce petit jeu, je lui lançait le plus froid de mes regards, celui qui avait toujours eu le donc de faire peur. D'autant plus que quand je lançait de genre de regard, je faisais une drôle de grimace, mais pas la grimace pour laquelle on a envie de rire, bien au contraire... On aurait plus envie de prendre ses jambes à son cou, si vous voyez ce que je veux dire.
    « Je ne sais pas à quoi je m'attendais en venant te chercher ici ; certainement pas à ça en tout cas. »
    « Tu t'attendais à quoi, sérieusement ? A trouver une bonne fille sage qui reste coincée dans sa villa, avec la tête plongée dans les bouquins ? Désolée, mais ce n'est pas moi. Ce n'est plus moi. Tu devais bien te douter qu'après avoir quitté Greenwich, j'aurais changé non ? Je m'enfonçais dans les bouquins pour tout oublier... Sauf que maintenant pour tout oublier, je bois, et je fais la fête. Quoi de plus normal pour une fille de mon âge hein ? Et puis même pourquoi tu me cherchais ? Tu aurais quelque chose à me dire ou quoi ? Mon père serait-il mort ? Oh magnifique !! Ca me fera des vacances, même s'il est en taule là. Je suis bien où je suis, alors fous moi la paix, une bonne fois pour toute. Ces deux dernières années, j'ai bien réussi à me passer de toi, je vois pas pourquoi cela devrait changer maintenant. Mon meilleur ami est maintenant le spliff. Sans oublier bien évidemment l'alcool & le sexe. Cela t'étonne tant que cela ? »
J'avais débité cette tirade d'une traite, sans prendre ma respiration. Comme on dit, mieux vaut tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler. car là franchement, en y repensant, j'aurais mieux fait de fermer ma gueule, une bonne fois pour toute.
    « Walter ? Remets-moi un Cosmopolitain, mais charge bien sur la vodka. J'ai besoin de me noyer dedans, et de me réveiller demain, en faisant comme si rien de tout cela ne s'était passé. ne cherche pas à comprendre man, et sers moi, c'est tout ce que je te demande. Et s'il faut, je te paierais en nature mon vieux. »
Il prit mon verre, et me le remplit de vodka, de liqueur d'orange, et de cranberry. Il me le tendit finalement, et avant même que je puisse tremper mes lèvres dans ce qui s'avèrerait être un pur plaisir, une main à la peau extrêmement douce m'en empêcha, me repoussant de mon cocktail, et le posant ainsi sur le comptoir. Lorenz, comme toujours faisait des siennes.
    « Quoi ? Qu'est-ce que tu me veux franchement ? Fuck off. t'es venu pour changer ma vie ? Bah bravo, ton but a été atteint. Tu m'empêches même de boire tranquillement, en attendant qu'un beau jeune homme vienne m'en offrir un autre. Ah oui, t'as gagné. WOOPI. Congrats dude. »
Il ne cessa de me regarder profondément dans les yeux, et malgré moi, je m'y noyais, avec des difficulter pour m'en extirper. il faut l'avouer, Lorenz a vraiment un regard des plus envoûtants. Son visage s'approcha du mien, avec une lenteur digne de celle d'un escargot, sa main était toujours posée sur la mienne, qui tenait fermement le verre. Une douce chaleur émanait de sa main, et elle me fit frissonner.

edit : désolée, c'est vraiment un post merdique. T_T t'es pas obligée de faire si long hein ^^' j'suis désolée si c'est trop long pour toi >.>
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Lorenz R. Quartz

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MessageSujet: Re: Retrouvailles inatendues → Saphyr   Dim 26 Avr - 18:23

    Lorenz continuait de soutenir le regard de Saphyr. Le sien était glacial, méprisant, reflétant un mal être, peut être un sentiment de honte. Pas pour lui, mais bien pour elle. Il n'avait plus aucune image d'elle autre que ce qu'elle était à présent. Il ne savait pas quoi lui dire, il avait bien trop peur de la blesser. Quoi que, peut être qu'elle s'en fichait, il n'était sans doute plus rien à ses yeux maintenant. Elle était partie voilà deux ans, sans prévenir, sans donner signe de vie, il ne savait pas à quoi il s'attendait en venant la chercher. Il n'en était pas moins qu'il regrettait maintenant, il regrettait d'avoir fait tout ce chemin pour tomber sur cette fille qu'il ne connaissait pas au final. Elle n'avait rien à voir avec la Saphyr qu'il aimait auparavant.

    « Une téquila frappée Lory ? Rien de tel pour se bourrer vite fait la gueule. Crois moi. j'ai déjà testé des milliers de fois, et à chaque fois, j'ai fini dans le lit de quelqu'un. Mais après tout, on s'en fout n'est-ce pas ? »

    Il secoua la tête, il avait l'impression de rêver. Elle était devenue une traînée et en était fière, et bien c'était plus que du grand n'importe quoi. Il porta son verre à ses lèvres puis le reposa sur le comptoir du bar. Il aurait eu envie de la gifler, de la secouer dans tous les sens pour qu'elle récupère la raison, qu'elle redevienne celle de laquelle il était si proche auparavant. Cette Saphyr là avait disparu, l'actuelle l'avait tuée. Lorenz éprouva une montée de colère, de haine, il détestait la jeune fille pas encore bourrée qui se tenait devant lui. Il aurait voulu lui jeter son verre à la figure et partir, quitter le pays et retourner d'où il venait.

    LORENZ : « Tu es une habituée on dirait. C'est d'ailleurs pas étonnant que tu sois en cloque du premier connard qui a bien voulu te passer dessus. Remarque, s'il était dans le même état que toi, ça ne m'étonne pas, qui se ressemble s'assemble. J'espère seulement que ton gosse sera épargné. »

    Il réalisait que ses paroles étaient sorties de sa bouche sans même qu'il prenne la peine de les penser, et d'atténuer la violence de celles-ci. Il avait toujours été spontané, impulsif, mais là il avait l'impression d'être allé trop loin. Il ne regrettait pas ce qu'il avait dit, ne s'en voulait pas d'avoir parlé de la sorte à cette pauvre fille qui n'avait pas conscience de son ridicule.

    « Tu t'attendais à quoi, sérieusement ? A trouver une bonne fille sage qui reste coincée dans sa villa, avec la tête plongée dans les bouquins ? Désolée, mais ce n'est pas moi. Ce n'est plus moi. Tu devais bien te douter qu'après avoir quitté Greenwich, j'aurais changé non ? Je m'enfonçais dans les bouquins pour tout oublier... Sauf que maintenant pour tout oublier, je bois, et je fais la fête. Quoi de plus normal pour une fille de mon âge hein ? Et puis même pourquoi tu me cherchais ? Tu aurais quelque chose à me dire ou quoi ? Mon père serait-il mort ? Oh magnifique !! Ca me fera des vacances, même s'il est en taule là. Je suis bien où je suis, alors fous moi la paix, une bonne fois pour toute. Ces deux dernières années, j'ai bien réussi à me passer de toi, je vois pas pourquoi cela devrait changer maintenant. Mon meilleur ami est maintenant le spliff. Sans oublier bien évidemment l'alcool & le sexe. Cela t'étonne tant que cela ? »

    Il fut blessé par les paroles de Saphyr. A quoi jouait-elle ? Il avait et serait toujours le seul, l'unique, qui pourrait la comprendre et la protéger. Il avait toujours eu ce rôle, du moins jusqu'à ces deux dernières années. Il était impossible qu'elle ait tout oublié, il se refusait d'y croire. Il avait fait tout ce chemin pour tomber sur cette fille qui était imprégnée d'alcool et de drogue, au point de ne même plus se respecter, ne serait-ce qu'un minimum. Elle était devenue une furie arrogante, une peste. Il prit sa tête entre ses mains, s'il n'avait pas eu besoin de montrer sa fierté, il se serait mis à pleurer. Il n'était pourtant pas le style de mec émotif, mais là, il s'agissait de Saphyr.

    « Quoi ? Qu'est-ce que tu me veux franchement ? Fuck off. t'es venu pour changer ma vie ? Bah bravo, ton but a été atteint. Tu m'empêches même de boire tranquillement, en attendant qu'un beau jeune homme vienne m'en offrir un autre. Ah oui, t'as gagné. WOOPI. Congrats dude. »

    LORENZ : « Tu me fais pitié ma pauvre fille. Tu n'as même pas conscience d'être ridicule. Tout le monde rit de toi, te critique, parce que c'est tout ce que tu mérites. Je ne croyais pas à ces rumeurs, et pourtant Dieu sait ce que j'ai pu entendre sur ton compte. Tu es devenue ignoble. Et bien tu veux que je te dise une chose ? Continue à te détruire, et j'espère bien qu'un jour tu prendras conscience de ce que tu es. Pauvre fille. »

    Il sortit un billet de sa poche et le déposa sur le comptoir, sous son verre. Il ne prit pas la peine de la regarder et partit en direction des toilettes. Il avait besoin de se passer de l'eau sur le visage, peut être qu'ainsi il réaliserait qu'il était entrain de rêver, qu'il n'allait pas tarder à se réveiller. Il ressortit des toilettes pour homme une bonne dizaine de minutes plus tard, ne sachant trop ce qu'il devait faire : partir ou rester ?
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MessageSujet: Re: Retrouvailles inatendues → Saphyr   Dim 10 Mai - 20:58

Je regardais mon ami - enfin, l'était-il encore ? - d'un air hébété. Il prenait soudain plaisir à me faire souffrir, comme si les années que nous avions passées ensemble avaient été mises oubliettes. Cela faisait mal. Horriblement mal. Je ne savais plus que faire face à tout ce que Lorenz venait de me claquer en pleine gueule. Cela me faisait brièvement penser à mon enfance, lorsque mon père me renvoyait la faute de la mort de maman. Il disait toujours « Espèce de sale gamine ! C'est à cause de toi qu'Aileen est morte ! Rien ne pourra la faire revenir d'entre les morts. J'aurais aimé que tu ne sois jamais née, au moins, ELLE serait encore parmi nous. » ou des trucs du style. J'avais toujours été le vilan petit canard, et seuls Lorenz & Selenya m'avaient fait exister. Avec eux, j'avais l'impression d'être vivante, de ne pas être une simple ombre qu'on enfermerait dans un placard, et ce à double tour. Lorenz m'avait manqué, mais depuis quelques minutes, je le sentais s'éloigner de moi autant que faire ce peu. Quant à Selenya ... Bah, cela faisait deux ans que je n'avais pas eu de nouvelles, et voila que je la croise dans les couloirs. A croire qu'ils se sont passés le mot pour faire ressurgir mon passé de mon propre placard. Bordel, mais qu'est-ce que je vais faire, maintenant qu'ils sont tous les deux, ici, à Brownsville ? Vais-je devoir me terrer ? Quoique, après réflexion, je ne le ferais pas. Pas mon genre. Je me foutrais de leur gueule. Dans la mesure du possible du moins, car je les aime quand même. N'oublions pas ce détail important.
    « Je reprend la même chose.. »
    « Une téquila frappée Lory ? Rien de tel pour se bourrer vite fait la gueule. Crois moi. j'ai déjà testé des milliers de fois, et à chaque fois, j'ai fini dans le lit de quelqu'un. Mais après tout, on s'en fout n'est-ce pas ? »
    « Tu es une habituée on dirait. C'est d'ailleurs pas étonnant que tu sois en cloque du premier connard qui a bien voulu te passer dessus. Remarque, s'il était dans le même état que toi, ça ne m'étonne pas, qui se ressemble s'assemble. J'espère seulement que ton gosse sera épargné. »
    « Sache que je t'emmerde, mais bien profondément, mon petit Lorenz Roméo Quartz. Tu ne me connais pas, ou devrais-je dire plus. So leave me alone ! »
Sa réplique me traversa comme un rayon laser, me bouffant de l'intérieur, et me brisant le cœur en mille morceaux. Sous mes propres yeux, ma vie en la personne de Lorenz s'effondrait telle un château de cartes qui aurait reçu une bourrasque de vent.
    « Quoi ? Qu'est-ce que tu me veux franchement ? Fuck off. t'es venu pour changer ma vie ? Bah bravo, ton but a été atteint. Tu m'empêches même de boire tranquillement, en attendant qu'un beau jeune homme vienne m'en offrir un autre. Ah oui, t'as gagné. WOOPI. Congrats dude. »
    « Tu me fais pitié ma pauvre fille. Tu n'as même pas conscience d'être ridicule. Tout le monde rit de toi, te critique, parce que c'est tout ce que tu mérites. Je ne croyais pas à ces rumeurs, et pourtant Dieu sait ce que j'ai pu entendre sur ton compte. Tu es devenue ignoble. Et bien tu veux que je te dise une chose ? Continue à te détruire, et j'espère bien qu'un jour tu prendras conscience de ce que tu es. Pauvre fille. »
Brusquement je le vis se lever, et s'éloigner de moi, jusqu'à être en perte de vue. Je ne le voyais donc plus, et mon coeur se brisa d'autant plus. Une boule s'était formée au creux de ma gorge, et je sentais les larmes monter tout doucement. Je ne voulais pas me montrer ainsi à tout le monde, sachant que j'étais connue de beaucoup. Ils connaissaient Saphyr la biatch, mais ils ne connaissaient pas Saphyr la sensible. Seule une personne la connaissait, et pouvait encore la retrouver, sauf que, apparemment, c'était trop tard. J'avais réagi trop tard. J'avais réellement agi comme une conne, assise au comptoir de ce bar à te-pus. J'en étais une, jusqu'à maintenant. Maintenant que Lorenz était parti, je n'avais plus rien à foutre au WWN. Je déposais donc un billet sur le bar pour payer mes consommations et sortis en vitesse Une fois dehors, j'inspirais l'air frais, mais cela me blessa plus que cela me fit du bien. Mes larmes sortirent toues seules, et pour me calmer, je m'assis sur les marches, et sortis mon téléphone portable. Je fouillais dans mon répertoire, et trouvai enfin ce que je cherchais : Loréo ♥️. La main tremblante, mon visage particulière humide, j'appuyais sur la touche « appel ». Une sonnerie. Deux sonneries. Trois sonneries. Quatre sonneries. CLIC.
    « Salut, vous êtes sur la messagerie de Lorenz. Je ne peux pas vous répondre pour l'instant, mais laissez moi un message, je vous recontacterai. »
    « I... I am so sorry. I didn't mean any of the words I just said. My world is falling apart and you're the only one that would understand. I feel like screaming because I don't have anyone to talk to. I can't get out of my fear... You are the only one that had ever understood me. Loosing you would feel like dying. Lorenz, please come back to me. I just can't loose you. Please, call me back. I love you so much. »
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Lorenz R. Quartz

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MessageSujet: Re: Retrouvailles inatendues → Saphyr   Jeu 14 Mai - 8:30

    Cette soirée se transformait en cauchemar. Jamais Lorenz n'aurait pu prévoir que retrouver Saphyr serait un tel désastre. A cet instant précis, alors qu'il inondait son visage d'eau fraîche provenant des toilettes du club, il regrettait d'avoir cherché à retrouver cette fille, cette pauvre fille. Aucune comparaison n'était faisable, la Saphyr d'antan avait disparu, étouffée par cette trainée désormais enceinte. D'ailleurs, le jeune homme ne savait pas ce qui lui faisait le plus mal : qu'elle se laisse aller au point de détruire sa vie ? Qu'elle traite celui qu'elle avait tant aimé lorsqu'ils étaient enfants comme un moins que rien ? Qu'elle ne soit plus en mesure de comprendre qu'il était venu se perdre ici, loin de tout ce qu'il avait de plus cher, dans le seul but de la retrouver ? Sa gorge se noua, il en avait assez. Il allait arrêter ses études, quitter Brownsville, et il ne se justifierai auprès de personne. Il en avait ras-le-cul d'être ce mec qui se laissait aller aux sentiments. Saphyr avait changé, il changerait également. La colère s'empara de lui, il aurait eu envie de mettre son poing dans le mur pour expulser toute cette haine qu'il avait en lui. C'était malheureux à dire, mais il aurait préféré que ce mur soit Saphyr. Il aurait voulu la faire souffrir comme elle venait de le faire, lui faire du mal au point qu'elle le déteste pour le reste de sa vie. Mais tout cela ne changerait rien, mis à part s'attirer des ennuis.

    C'était décidé, il partirait demain. Il allait tirer un trait sur Saphyr, elle ne lui apporterait plus rien désormais, et réciproquement. Il sortit des toilettes, claquant la porte derrière lui. Son téléphone vibra. C'était Saphyr. Il ne voulait pas lui parler. Il refusa l'appel et rangea son téléphone dans sa poche. Peu importe ce qu'elle avait à lui dire, il ne voulait plus la voir, ni même l'entendre, il voulait qu'elle sorte de sa vie, une bonne fois pour toute. Il sortit du club, s'apprêtant à rentrer faire ses valises, il partirait à la première heure le lendemain. L'école appellerait ses parents, qu'importe ? Il s'en foutait royalement. Une fois dehors, il entendit une voix féminine, tremblante, sanglotante même, elle pleurait. Il tourna la tête sur sa gauche. Saphyr était assise sur les marches du club, elle était au téléphone, elle pleurait.


    « I... I am so sorry. I didn't mean any of the words I just said. My world is falling apart and you're the only one that would understand. I feel like screaming because I don't have anyone to talk to. I can't get out of my fear... You are the only one that had ever understood me. Loosing you would feel like dying. Lorenz, please come back to me. I just can't loose you. Please, call me back. I love you so much. »

    Il ne comprenait pas ce qui était entrain de se produire. Etait-ce cette même fille qui l'avait presque insulté dans le club et qui désormais fondait en larmes pour lui présenter des excuses ? Il avait entendu tout ce qu'elle avait dit à son répondeur. Il aurait eu envie de pleurer. Sous ses airs de garce, elle avait quand même gardé une part de la Saphyr d'avant. Il ne réfléchit pas et alla s'asseoir à côté d'elle, les yeux brillants tant il aurait eu envie de pleurer et de la prendre dans ses bras.

    LORENZ : « Je ne m'attendais pas à ça. »

    Il passa un bras autour de ses épaules, attirant la tête de la jeune femme contre lui. Qu'allaient-ils faire maintenant ? Se retrouver, comme avant ? Malgré qu'il en avait envie, Lorenz doutait que tout cela soit possible. Ils avaient été séparés durant trop longtemps, elle lui avait fait du mal, il lui faudrait du temps pour passer l'éponge sur l'incident qui venait de se produire. Il tourna doucement la tête de Saphyr, de sorte qu'elle le regarde dans les yeux.

    LORENZ : « Je ne comprend pas ce qu'il t'a pris. J'ai fais tout ce chemin pour te retrouver, et la seule chose que tu trouves à me dire c'est de te foutre la paix. Tu as beaucoup changé Saphyr. »

    Sa voix tremblait, son ton était glacial. Il s'en voulait de lui infliger ça, de la couvrir de reproches à son tour, alors qu'ils étaient sur le point de se retrouver réellement. Il tremblait, elle continuait de pleurer.

    LORENZ : « Malgré tout, je t'aime énormément. Même si les années ont passé, même si je t'en veux, tu garderas toujours cette place dans mon coeur. »

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MessageSujet: Re: Retrouvailles inatendues → Saphyr   Jeu 14 Mai - 18:28

J'avais froid. Terriblement froid. Mon débardeur et ma jupe n'étaient en rien fait pour celles qui auraient froid au premier coup de vent. Sauf que là, je n'avais pas froid physiquement parlant. J'avais froid au coeur, parce que celui que j'aimais venait de me rejeter comme si j'étais la dernière des traînées. Cela dit, je l'étais. Je lui avais parlé vraiment comme une peste, à croire que je me foutais de sa gueule, que les années que nous avions passées ensemble, à Greenwich, avaient été effacées de ma mémoire. Sauf que, en cet instant précis, tout me revint. Je nous revoyais en train de courir dans l'herbe du parc de la ville, ou encore allongés alors que nous partagions les écouteurs de l'iPod que nous avions acheté en commun. Ces temps étaient vraiment bien loin de moi à présent. Je ne pouvais plus rien faire pour tout récupérer. J'avais tout perdu, et le pire dans tout cela, c'est que ca me bouffait de l'intérieur. Même l'annonce de ma grossesse ne m'avait pas brisée autant. A mesure que les minutes avançaient, je me rendais compte d'une seule chose, c'était que Lorenz m'était indispensable. j'avais cherché à le nier pendant deux ans, depuis que j'étais partie de mon ancienne demeure. Je l'aimais plus que tout. Il était ma bouffée d'oxygène. Mais le problème était que jamais je ne serais capable de le lui avouer, j'étais bien trop fière pour cela. Pourtant, mes sentiments avaient pris le dessus.
    « Salut, vous êtes sur la messagerie de Lorenz. Je ne peux pas vous répondre pour l'instant, mais laissez moi un message, je vous recontacterai. »
    « I... I am so sorry. I didn't mean any of the words I just said. My world is falling apart and you're the only one that would understand. I feel like screaming because I don't have anyone to talk to. I can't get out of my fear... You are the only one that had ever understood me. Loosing you would feel like dying. Lorenz, please come back to me. I just can't loose you. Please, call me back. I love you so much. »
Lorsque j'étais en stress total, ou même mal intérieurement parlant, je me mettais à parler anglais, alors qu'avec Lorenz, je parlais toujours français. Nous avions été dans la même école, dans une école où le français était obligatoire, et nous en étions ressortis tous les deux bilingues. Heureusement tout de même que Lorenz comprenait l'anglais xD. Mais il était vrai que je m'attendais pas à le revoir, ici, dans ce trou perdu qu'était Brownsville. Et le voila maintenant, assis à côté de moi ??
    « Je ne m'attendais pas à ça. »
J'ignorais ce qu'il voulait dire par là, mais toujours est-il que je me laissais bercer entre ses bras, ma tête posée au creux de son cou, tandis que les larmes continuaient de couler, sans que je ne puisse les arrêter. Cela faisait tellement de temps que je devais faire sortir tout cela de mon organisme que je ne pourrais pas les arrêter avant un bon moment.
    « Je ne comprend pas ce qu'il t'a pris. J'ai fais tout ce chemin pour te retrouver, et la seule chose que tu trouves à me dire c'est de te foutre la paix. Tu as beaucoup changé Saphyr. (...) Malgré tout, je t'aime énormément. Même si les années ont passé, même si je t'en veux, tu garderas toujours cette place dans mon coeur. »
Le moment était si parfait que je ne l'aurais brisé pour rien au monde. J'étais tellement bien, j'étais enfin moi même dans les bras de celui que j'aimais. Les minutes passèrent, et je sentais un malaise entre nous, je ne saurais expliquer pourquoi. Lentement, et malheureusement, je me détachais de lui, et le regardais profondément dans les yeux.
    « Je ne sais pas ce qui m'a pris ces deux dernières années. Quand je suis arrivée ici, je voulais retrouver mes racines, celles de ma mère, espérant échapper ainsi à la torture qu'avait infligé mon père et mon frère à mon âme. J'avais l'impression d'être heureuse ici, loin de tout ce qui pourrait me rappeler le calvaire que j'avais pu vivre pendant des années. Mais chaque nuit, je fais le même rêve. J'entends toujours mon père me dire la même chose, et cela me réveille en sursaut. Je suis tellement désolée d'avoir été aussi insultante envers toi, quelques minutes auparavant. C'est juste que je ne m'attendais pas à te retrouver ici. Et que, te voir, a - involontairement - fait ressurgir les ombres que je m'efforçais d'enfermer à double tour dans mon placard. Mais j'arrive toujours pas à croire que tu as fait tout ce chemin pour me retrouver... Moi. Pourquoi ? »
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Lorenz R. Quartz

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MessageSujet: Re: Retrouvailles inatendues → Saphyr   Mer 27 Mai - 7:54

uc non je t'oublie pas ^^
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MessageSujet: Re: Retrouvailles inatendues → Saphyr   

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